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AU FIL DES JOURS

Décès de frère Pius, Louis-Marie Ngamo Ongoué

«  Femme, voici ton fils…Voici ta mère »

(Jn 19, 26)

Chers Amis,

notre frère Pius, Louis-Marie Ngamo Ongoué

a rendu son dernier souffle à Dieu, ce samedi 14 avril 2018 à l’hôpital d’Auxerre, des suites d’un accident vasculaire cérébral survenu dans l’après-midi.

Né à Bana (région de Nkongsamba, Cameroun) le 8 juin 1935, Louis est l’ainé d‘une famille nombreuse, dont les parents sont agriculteurs planteurs. Louis achève sa formation à l’école primaire chez les frères du Sacré Cœur de Bangangté. L’entrée au monastère de la Pierre-qui-Vire de son cousin, le Père François Ngangoum, désireux de faire une fondation monastique au Cameroun, incite Louis à le rejoindre en France.

Le 10 octobre 1957, il arrive au monastère. Il reçoit le nom de f. Pius lors de son entrée au noviciat le 14 octobre 1958. Ensuite il fait profession le 13 novembre 1959. Pour soutenir la fondation monastique naissante au Congo-Brazzaville, il est envoyé à la Bouenza le 10 juillet 1962. Là, il fait sa profession solennelle le 22 août 1963.

Durant 23 ans, il prend sa part dans la construction de la communauté en rendant de multiples services. Dans la perspective missionnaire d’alors, il aide à l’accueil des enfants pour les services liturgiques ainsi que pour la catéchèse. Ses dons de musicien sont reconnus. En 1986, il rentre à la Pierre qui Vire. Il travaille à la forge, à la menuiserie, à la cordonnerie. Ses dernières années, il avait la responsabilité du réfectoire.

Alors que ses forces diminuaient, f. Pius a persévéré dans la prière et le don de lui-même à sa communauté. Enraciné dans sa culture, il a appris à aller à la rencontre d’autres cultures, au Congo et en France, non sans incompréhensions ni tensions parfois de part et d’autre. Sa joie communicative et son désir de partager sa foi lui attirait une sympathie spontanée. Marie, pour laquelle il avait composé des litanies, fut son recours. « Cœur de Marie, Paradis du Nouvel Adam, viens à notre secours ».

Nous nous réunirons auprès de notre frère afin de prier pour lui, dans l’espérance de la Résurrection, au cours de l’eucharistie :

ce mercredi 18 avril à 11 heures.

Il sera inhumé dans le cimetière du monastère à la suite de la célébration.

Père Luc CORNUAU, Abbé